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de la Chirurgie.' 345'
clignes d’un homme qui avoit le goût des Sciences > Desfujets qui auroient éclairé notre Art de nouvelles lumières, ôc dont les recherches auroient été des préfer va tifs contre les malheureux accidens qui menacent la vie humaine •> ces éléves qui auroient été l’efpéran- ce même des fiecles à venir, font donc étouffés ou perdus pour la Chirurgie, ôc ce font les Médecins qui font la caufe de cette perte, qu’ils ne fçauroient réparer. Car quand même leurs intrigues en renverfant le Collège de S. Louis, n’auroient enlevé à la France que deux grands Chirurgiens, cette perte auroit été fatale au Public ôc même à l’Etat.
Les Sciences feroient, pour ainfi dire, aveugles, fi la barbarie avoit étouffé les efforts de quelque Phi- lofophes célèbres. Toutefois en perdant ces grands hommes, qu’aurions-nous perdu ? Beaucoup de recherches ou de fpéculations, qui flattent notre cu- riofité : mais fi le Public eut été privé de deux hommes plus utiles, tels que Pare’ ôc Guillemeau, combien de grands Capitaines ôc de Içavans Magiftrats auroient été enlevés à leur patrie ? Combien d’autres hommes illuftres euffent été livrés à la douleur ou emportés par une mort, que l’Art plus parfait ou entre des mains plus habiles a éloignée ? Enfin combien d’é- léves qui ont été formés ôc animés par de grands exern* pies, euffent été ravis a la Chirurgie?
Le défordre qui bouleverfe une Société utile , ré^ jaillit toujours fur le Public : après l’aflociation des Barbiers il ne relie plus de marques certaines qui montrent aux malades la fource des fecours; ils ne peuvent plus diftinguer les vrais Chirurgiens confondus dans
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