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de la Chirurgie,
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treprifes injuftes des Médecins ; le feul fruit de ces difputes fut l’union de deux Sociétés incompatibles, & dont l’une devoit être foumife a l’autre ; fruit pernicieux qui a été la femence de nouveaux troubles, de nouvelles querelles, 5c qui enfin a entraîné la ruine d'une partie de notre Art.
Dans cette union fî bizarre des deux Sociétés, on ne voit qu’un défordre honteux*, nous n’allons donner dans un rrifte détail que des preuves trop certaines de ce défordre : mais avant que d’y entrer, raffem- blons dans un tableau les malheurs du Collège de S. Louis, tous les malheurs, dis-je, qui le dégradent , lorfque les Chirurgiens font réunis avec les Barbiers.
Le premier fpeélacle qu’offrent ces défordres, ne peut infpirer que de l’indignation : un ancien Collège* ouvrage de deux grands Rois, eft dégradé lorfqu’il eft le plus utile; fes titres font effacés par une fureur fem- blable à celle de ces Barbares, qui détruifirent les monumens de la Grèce Ôe de Rome : il eft féparé des Sociétés fçavantes, malgr<j tant d’Edits qui en for- moient les liens. Elles l’âvoient adopté parieur efti- me 5c par leurs décrets; mais il leur prêtoit à fon tour un nouveau luflre par les lumières dont il bril- s loit. Dépouillé aujourd’hui de fes titres, de fes privilèges , il n’eft plus qu’un objet dé mépris pour les Facultés. Elles le retranchent de l’Univerfité comme un Corps gâté, dont la contagion eft a craindre. Ce qui eft de plus flétriflant, c’eft que ce Collège fameux eft condamné, au moins pour quelque tems, à être l’azile de l’ignorance, 5c â l’adopter par fes. propres