34° Recherches sur lorigine reftoient aux Docteurs de la Faculté étoient plus hon­teux quhonorables ; ils pouvoient encore, foibles émules des Chirurgiens, faire des leçons fur la Chi­rurgie permife aux anciens Barbiers, ceft-â-dire fur les doux , les playes ôc bojfes. Mais la doctrine qui forme la Chirurgie étoit enfeignée dans fa.véritable fource, qui ne devoit rien à la Médecine. Les Chirurgiens en- feignoient les parties les plus relevées, les plus diffi­ciles de leur Art, tandis que les Médecins, sils vou- loient faire quelques leçons, étoient bornés à lappli­cation groffiere de quelques emplâtres.

Cette double Ecole, fi elle avoit fubfifté, auroit pré- fenté un contrafte trop bifarre, un tel partage din- ftruéHon auroit même été ridicule pour les Méde­cins. Auffi ne faifirent-ils pas un foible avantage, qui étoit une défaite plutôt quune victoire ; il femble même quils ayent voulu le faire oublier par un long filence. Dès le jour que lArrêt fut publié, leur Ecole de Chirurgie deftinée aux Barbiers fut abfolument fermée; ils nexigèrent pas que les écoliers fuffent in£ crits dans leurs Régiftres ; les leçons fur les préceptes de lArt, linftruélion dans toute fon étendue fut uni­quement réfervée â la Société des Chirurgiens. Leurs Ecoles ne font pas feulement des Ecoles de la Nation, comme nous lavons dit ; ce font des Ecoles univer- felles. Des hommes célébrés, héritiers des lumières des anciens Chirurgiens, & leurs émules, fans avoir les mêmes titres, donnent a ces Ecoles un nouvel éclat. Grâces au zélé de ces grands hommes, elles font tou­jours un objet de jaloufie pour les Médecins.

Tel fut le terme des anciennes querelles, ondes en-