de la Chirurgie. 339
pofe^ne longue fuite de préceptes. Il faut d’abord connoître la façon de la néceffité d’opérer, le caraébére des maux qui demandent l’opération, les difficultés qui naiffent de la ftruéhire des parties, de leur aétion, de T air qui les environne, les régies que prefcrivent ia caufe de les effets du mal, les remèdes que ce mal exige, le tems fixé par les circonflances, par les loix -de l’œconomie animale de par l’expérience, les acci- dens qui viennent troubler l’opération, ou qui en. -indiquent.une autre, les mouvemens de la nature &: fon fecours dans les guérifons, les facilités qu’on peut -lui prêter, les obftacles qu’elle trouve dans le tems, •dans le lieu, dans la faifon. Sans des préceptes détail- dés fur toutes ces particularités,'on ne fçauroit expliquer les opérations Chirurgiques à des Etudians, ni conduire leur efprit de leurs mains *, on ne montreroic que la route que doit tenir un inftrument”, on ne for- meroit que des Opérateurs aveugles de meurtriers, qui auroient befoin de prendre pour guide un Chi- '•rurgien éclairé par la théorie de par la pratique de l’Art. Or, où trouveroir-on ce Chirurgien éclairé? -Seroit- ce parmi les Médecins, qui ne peuvent être que des fpeélateurs muets .pendant nos opérations, de ne peuvent avoir affez de lumières pour parler ? Ce v font nos exercices feuls & notre expérience, qui donnent le droit de parler de qui font la fource des con- feils éclairés. - . ; ' t - : ’
• Un Arrêt fi favorable aux Chirurgiens, malgré leur union avec les Barbiers , ne laiffoit plus aux Médecins que la maligne fatisfaétion d’avoir par leurs intrigues banni la Chirurgie de l’Univerfité. Les droits qui
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