33^ Recherches sur lorigine déclat à leurs follicitations, ils unirent leurs intérêts aux intérêts de TUniverfité, ils fçurent borner leurs prétentions aux conditions de leurs anciens Contrats. Ce furent- les loix quils fe prefcrivirent eux-mê­mes, après & avant leur plaidoyé. Leurs conclufions furent donc : Que les Chirurgiens furés , & Barbiers- Chirurgiens, feroient déboutés de l entérinement des Let­tres qui ratifient ïunion faite entre eux par le Contrat du premier OElobre 1655. Cette union déclarée nulle 0 de nul ejfet , finon a la charge que les anciens Concordats faits en- tre ladite Faculté de Médecine 0 lefdits Barbiers-fbtrur- giens ... feroient exécutés félon leur firme 0 teneur par Lune 0 l'autre des Compagnies . Ce fut fuivant ces demandes des Médecins que le Parlement prononça, comme nous lavons déjà dit, que les deux Communautés des Chi­rurgiens 0 Barbiers unies , demeureroient fourni fis a la Fa­culté de Médecine , fuivant les Contrats des années 1577. 0 1644. Ainfi la foumiflion des deux Compagnies fut bornée aux objets & aux fonctions des perfonnes désignées dans ces Contrats.

Mais cette première demande nétoit quun vain prétexte, elle navoit pas pour objet des avantages bien flatteurs; car les Médecins demandaient feule­ment à être renfermés dans les bornes des anciens Contrats, cefl: à-dire de ces Contrats qui ne les enga- geoient pas moins que les Barbiers, &: qui ne leur afluroient que la miférable prérogative de faire queU ques leçons fur quelques panfemens grofliers; préro­gatives qui étoient la bafe de toutes les conditions que pouvoient exiger les Médecins.

Ce qui flattoit le plus leur jaloufie, cetoit lexpul-