de la Chirurgie. 331

tement dans fous les droits des Chirurgiens, ils ont trouve des Maîtres dont les leçons lumineufes effaçoient les leçons des Médecins de les rendoient inutiles, des Maîtres qui avoient feuls enfeigné dans rous les tems les parties les plus eflentielles de la Chi­rurgie, de qui dans leurs leçons avoient toujours em- brafle même cette petite portion quon avoit confiée aux Barbiers : des Maîtres, en un mot, qui par un droit naturel de fous lautorité des loix, sçtoient érigés en Profe/feurs de leur Art ; droit inconteftable qui au roi t toujours fubfifté, quand même les Médecins après lunion auroient continué leurs leçons fur les maladies Chirurgiques abandonnées aux Barbiers, ceft-a-dire fur les doux , fur les baffes , fur les play es légères. Car cet Art difficile, qui décide de la vie des hommes, ces opérations qui pénétrent dans le corps, de qui demandent tant de lumières de de talens, cette Chirurgie neft foumife ni aux Médecins ni aux Fa­cultés; elle neft exercée que par des mains libres, qui nont befoin dautres guides que delles-mêmes, que des principes inféparables de lart dopérer; ceft-a-dire que les Chirurgiens font indépendans de la Faculté dans toute létendue de leur Art.

Les prétentions des Médecins, qui fans autre fon­dement que celui quils trouvent dans ces miférables Contrats, veulent sériger en Maîtres des Chirur­giens, font donc des prétentions ridicules. Auflî le.s Médecins, du tems de lunion, furent-ils bien éloi­gnés de ces idées chimériques, ou du moins noferent- ils pas les expofer au jour avec la même hardieffe. Sils sadreflerent aux Tribunaux» fi, pour donner plus