de la Chirurgie. 333

fîon des Chirurgiens du Corps de lUniverfité. Ils avoient depuis long-tems fait des vains efforts pour les en bannir. Enfin lentrée des Barbiers dans notre Société préfenta une occafion favorable à la Faculté. Aufli les Chefs de la Médecine la faifirent-ils avec emprefTement. Cette expulfion fi défirée depuis long- tems fut donc le principal objet de leurs conclufions > mais nul droit ne leur perniettoit de la demander, il n*y avoit que lUniverfité qui put la propofer. Ce fut donc d la faveur des Contrats quils attaquèrent dabord les Chirurgiens réunis. Après avoir reven­diqué quelques droits conditionnels y & formé les de­mandes autorifées par ces Contrats y ilsfe déclarèrent contre les droits fcholafliques, dont les Chirurgiens jouiffoient depuis tant dannées par tant de titres j mais une telle rufe eût été inutile , sils navoient cherché un appui dans lUniverfité. Cette Académie avoit toujours refpeété (a) le mérite des anciens Chi­rurgiens. Dans les difputes elle étoit entrée y elle avoit toujours paru animée par une caufe étrangère j elle fe fouvenoit quelle avoit bien voulu partager fes droits avec eux, que le Chancelier de l'Univerfité leur

(*) En parlant des Chirurgiens, le Reéteur de lUniverfité dit : non funt de eo genere , fateor, nonnulli ad- verfarmum , qui uni Chirurgie fe dedî- derunt Hoc mihi videntur infeliciores , quod quibufcum Societatem inierunt eorum fardes > veluti contagione parti­cipant > cum priflinam dignitatem retï- tiere potuiffent. His verumtamen ignof- (imus, probis maximum partem , ne- que ineruditis plane , eos quin imb am- pleiïemurjî boc facim modo , quofe

approbent nobis , quo redire ingratiam nobifcum velle non obfcurè fignificent &c. Statuts des Médecins, page 9 5. On voit par que tout ce que le Re&eur dit au Parlement contre les Chirurgiens, eft dit uniquement: contre les Barbiers unis avec les Chirurgiens , contre ce nouveau Corps, dont les Membres nouvel­lement reçus ; nétoient faits que pour obéir aux vrais Maîtres de iArt,