530 Recherches sur lorigine ques leçons fur la théorie des maladies des yeux, nous prétendons que vous nous avez donné le droit de vous enfeigner, 6c à tous les Chirurgiens, lArt de faire fur toutes les parties du corps les opérations les plus difficiles, qui nous font entièrement étrangères. Il eft vrai quun Arrêt du Parlement nous borne à nos an­ciens Contrats : dans ces a êtes, vous ne pouviez nous reconnoître pour vos Maîtres, quen ce qui concerne une feule efpece de'maladie; mais parce que les Chi­rurgiens veulent^vons inftruire, parce quils veulent vous confier lexercice de leur Art, qui eft indépen­dant de nous ; nous voulons quils foient aflujettis à la Faculté, quils y foumettent toute la Chirurgie, fur laquelle nous navons aucun droit ; que le nou­veau Corps que vous formerez avec eux, foit moins libre que celui que vous formiez avant votre union \ que ceux qui doivent être naturellement les Maîtres de lArt, que ceux qui en ont été les feuls Maîtres dans tous les tems, deviennent nos écoliers; que ces Maîtres enfin apprennent de nous une fcience que nous ignorons, 6c quils pourroient nous enfeigner*. Neft-il pas certain que de telles demandes mérite- roient lindignation des Juges; que les opérations Chi- rurgiques confiées aux Oculiftes par les Chirurgiens* ne feroient point foumifes a la Médecine; que la nou­velle Société d'Oculiftes 6c de Chirurgiens, ne fechar- geroient pas de nouvelles obligations ?

Or, les Barbiers unis à la Chirurgie , ont été abfo- 1 ument dans le même cas feroient les Oculiftes? car les Barbiers ont été reçus dans une Société ils nont porté aucun privilège, ils font entrés gratuit-