de la Chirurgie. 3

rurgie; fi les Oculiftes bornés aux maladies des yeux, qui font toujours renfermées dans le domaine de la Chirurgie, ne portoient dans notre Société aucun pri­vilège, & partageoient avec elle tous nos droits } fi les Chirurgiens en recevant ces Oculiftes, ne rece- voient que des hommes étrangers & inutiles au Col­lège de S. Louis, où les maladies des yeux enfeignées par les Maîtres de l’Art, forment une partie du cours général de la Chirurgie } enfin fi l’union des Oculiftes ôc des Chirurgiens étoit confirmée par un Arrêt} fi les Médecins cependant revendiquoient les Oculiftes*, fi les Magiftràts pour foutenir cette union , qui leur pa- roîtroit néceflaire, renvoyoient les Médecins à leurs Contrats; fi l’union, dis-je, des Oculiftes ôc des Chi­rurgiens étoit ainfi terminée, quels droits les Méde­cins auroient-ils fur la Chirurgie? Pourroient-ils dire aux Barbiers : vous êtes réunis avec les anciens Maî­tres de l’Art, ils vous permettent les opérations Chi- rurgiques qui vous étoient étrangères. Mais, parce que vous vous êtes engagés à recevoir de nous quel-

confidérerons donc feulement com­me Chirurgiens „ Or, fous ce titre ils n’ont rien apporté aux Chirur­giens, ils n’ont pas donné plus d’é­tendue au domaine du Collège de S. Louis; par conféquent les Chi­rurgiens ont relié tels qu’ils étoient avant l’union des Barbiers. On peut donc afTurer que, même pen­dant la durée de l’union , les Chi­rurgiens ont toujours fublïfté com­me auparavant. Au contraire li c’é- toient les Barbiers qui euflent éteint les Chirurgiens, ils ne feroient plus

que des Panfeurs de doux , de bojfes , de quelques playes qui n*ex'tgeoient aucune opération ; ce feroit là véri­tablement le Corps des Barbiers toujours fubfiftant ; il ne feroit for­mé que par les écoliers des Mé­decins. Or, il n’ell relié aucune Société compofée de gens de cette efpécejils ont donc été éteints,& nous n'avons plus que des Chirur­giens , qui dédommageront tous les hommes, excepté les Médecins, de la perte des Barbier s-Panfeurs*

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