32,3 Recherches sui lorigine

Une celle prétention feroit non-feulement contrai­re aux loix j elle feroit encore ridicule. Pour en mieux fenrir lextravagance, examinons-la dans un exemple étranger, 6e entièrement femblable au cas dont il sgit. Suppofons que les Oculiftes foient originaire­ment indépendans de la Médecine , 6e quils ayent toujours été aflujettis à la Chirurgie* que les Chirur­giens leurs Maîtres ayent partagé avec eux le droit de traiter les maladies des yeux; que ces Oculiftes s'unifient, 6e quils forment un Corps nombreux *, que dans le deffein détendre leur domaine aux dé­pens des Chirurgiens, ils cherchent un appui dans le crédit des Médecins* que fous prétexte de recevoir des inftruCtions fur leur Art, ils sunifient à la Facul­) que pour saflurer de fa protection ils lui deman­dent pour leurs éléves des leçons fur la théorie des maladies des yeux *, que les Oculiftes 6c les Médecins saflurent les uns des autres par des Contrats ; que par ces Contrats les Oculiftes le déclarent les écoliers des Médecins ; que les Médecins à leur tour fe décla­rent les protecteurs des Oculiftes. Or, fi dans un tel renverfement, les ufurpations des Oculiftes fou tenus par la Médecine, forçoient les Chirurgiens a les rece­voir parmi eux; fi les Chirurgiens ne les recevoient que pour éteindre (4) un Corps fi pernicieux a la Chi-

( a ) Les Barbiers font véritable­ment dans le cas ou nous fuppo- lons les Oculiftes» ceft-à-dire que les Barbiers ont été véritablement ceints. Car , on ne peut çonfidoi er le$ Barbiers que fous deux points de vue, fçavoir, comme Barbiers Simplement, ou comme exerçans

quelque petite partie de la Chirur­gie. Nous ne les regarderons pas ici comme Barbiers fimplement, parce quune telle Profeflion elt étrangère à la Chirurgie & aux pré­tentions des Médecins» qui fans doute ne veulent pas étendre jul- ques* leur Ptdagogifmei nous les

rurgie ;