de la Chirurgie. 517
quelque demande aux Barbiers réunis avec les Chiv rurgiens.
Selon cette Sage décifion, les Barbiers ne portoient dans leur nouvelle Société que les obligations qui les lioient également eux 6c les Médecins ; mais aux anciennes, ils n’en ajoutoient point de nouvelles. Les Contrats, pour le répéter en peu de mots, les enga- geoient les uns 6c les autres avant l’afTociation ; ils n’engageoient pas les Barbiers comme dépohtaires de la Chirurgie, puifque cet Art leur étoit étranger, puisqu'ils n’en pouvoient exercer qu’une partie grofliere,, digne véritablement de leurs mains. Ces Contrats ne pouvoient donc pas avoir pour objet l’Art des Chirurgiens; par conféquent ce n’eft pas dans cet Arrêt que les Médecins ont du chercher leurs droits prétendus^ C’eft par les termes mêmes de cet Arrêt qu’ils ont dii être condamnés, lorSque pendant la durée de l’union,, ils ont oSé demander quelque empire Sur les Chirurgiens 6c Sur leur Art; 6c que pour établir cet empire ils ont montré ces Contrats, qui ne Sont que des mo- numens de l’ambition la plus ridicule, de la haine la plus envenimée contre les Chirurgiens, 6c de l’avidité* des Barbiers. Ces Contrats en 1577 . 6 c en t 644 . avoient travefti les Médecins en Pédagogues des Barbiers. Que* ^ nos Docteurs Se glorifient de ce titre fi précieux à leurs- prédéceffeurs, 6c que les Chirurgiens auroient dédaigné; nous ne leur envions pas une telle décorations mais qu’ils ne prétendent .pas Se dédommager de la perte de ce titre, en entreprenant de s’ériger en Maîtres- des Chirurgiens, qui n’ont jamais eu befoin des.leçons> de la Faculté.