de la Chirurgie. 315
tar la Faculté leur avoir interdit toutes les opérations [a)\ elle avoir reconnu que les Chirurgiens étoient les feuls Profe fleurs de cet Artvles Médecins avoient donc renfermé leur domaine dans les limites marquées parles Lettres de Charles V. Or, comme nous l’avons prouvé, les Barbiers, félon ces Lettres, pou voient feulement panfèr doux , ployé s & bofjes , (ans incifionsj les Lettres du Roy Charles V. ne leur avoient pas même permis la faignée. Tous les droits des Médecins étoient donc bornés à la théorie des panfemens des doux, des playes & des bofles, c’étoit là que fe ter- minoient tous leurs droits ( b )„ Par conféquent fuivant
(a) C’eft ce que nous avons vû par le Décret émané de la Faculté contre les Barbiers : elle leur avoit refuie, autant que lbn pouvoir le lui permettoit, le droit de travail 1 er en Chirurgie, elle les avoit renvoyés aux loi*x qui- mettoient cet Art dans le domaine du Collège de S. Louis.
(b) Dans un Décret de la Faculté, donné le z i Janvier 1494. fut permis aux Do&eurs de pratiquer avec les Barbiers, pro furun- CULIsJBQSCHIIS ET ALIIS APOSTTo MATIBUS , UT PRIVILFGIA EORUM
jübent. Voilà donc, félon les Mé decins même, leur empire borné aux doux , flayes & bojfes. Page 4. du plaidoyé des Médecins. Les Bar bieft,difènt-ils dans cet endroit, étoient un Corps de Métier à Paris, (èmblable aux Etuviftes, qui avoient quelques participations de la Chirurgie par leurs privilèges, qui leur permettoient de panfèr playes & bofies, ce qui a donné lieu au pro
verbe , mais pour les playes mortelles il ne leur éroit pas permis d'y toucher Hors le premier appareil. Ces gens poftuloient il y a long-tems* comme font à piéfènt les Etuviftes- de la Chirurgie. Ils ont fçû prendre occahon de la défe&ion des Chirurgiens, & ont obtenu lin Décret de la Faculté du 2 i Janvier 1 494..par lequel, Facnltas permifit Barbitonforibus ut unum è Magiftris FacultatisJîbi haberent , qui Guido- nem: alios-ve autbores prdegeret ver- bis familiaribus. Tel eft l’aveu des» Médecins, tel eft par conféquent l’empire qu’ils peuvent s’arroger ; ils* n’ont droit que de parler fur les bojfes s "doux & playes non mortelles. NouSï ajouterons qu’àcaufe de ce Décret * 'les Médecins ont été blâmés pan Etienne Pasquier, qui infinue: qu’ils font des innovateurs & des. ufurpateurs. Selon lui, ils ont introduit une loy nouvelle, ils onP
agi AU PREJUDICE DES ANCIENS;
.[Statuts de l’Uniyersit.e