32.4 Recherches sur l’origine Jamais les Médecins n’avoient eu d’autres droits fur les Barbiers, que ceux que leur donnoient ces Contrats , lefquels n’engageoient pas moins les Médecins que les Barbiers. Or , quelle en étoit l’étendue i quels droits les Barbiers pouvoient-ils accorder à la Faculté >
Les Barbiers pouvoient feulement dire aux Médecins : il n’y a que l’application des emplâtres &c les fomentations qui nous foient expreffément permifes par les Lettres Patentes de 1571. Des loix* févéres nous défendent tout le refte de la Chirurgie ; cette portion de l’Art, cette partie groffiere qui nous elt livrée, nous pouvons vous la foumettre, c’eft-à-dire vous permettre de nous donner quelques leçons théoriques fur cette partie de la Chirurgie, mais nous ne pouvons pas étendre votre domaine plus loin. Tout ce que nous pouvons vous accorder eft renfermé dans ces bornes étroites: fi nous vous érigions en Proieffeurs pour nous enfei- gner d’autres parties de la Chirurgie, nous foumet- trions â vos Ecoles un Art qui nous eft étranger , ôs que les loix nous défendent de nous approprier.
Ces raifonsprouvoient évidemment aux Juges, que les Barbiers ne pouvoient foumettre â la Faculté que la théorie de quelques panfemens groffiers. Les Médecins eux-mémes confirmèrent ces idées par un Décret authentique ; ils avoient condamné les prétentions des Barbiers après leur premier Contrat j
decins n’enlevoient-ils pas au College de S. Corne d’anciens droits ? Pas ou ier ibutient que c’étoit tenue U droit public } que les Barbiers
& les Médecins s’étoient unis, ôc que li les Chirurgiens n’avoient co- nillé en leur fait, ils auroient gagné leur caufe,