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néls, que ces Doéteurs défendoient vivement. Ils crurent donc qu’une réunion avec les Chirurgiens, ne pourroit pas dérober les Barbiers au joug prétendu de la Médecine. Appuyés de l’Univerfité, les Médecins formèrent oppolition â l’Arrêt qui confîrmoit l’union des Barbiers 6 c des Chirurgiens. Ils expoferent leurs prétentions dans leur plaidoyé en 1660. avec plus de hardieffe que de bonne foi. Mais comme s’ils avoient eu honte de leur excès &c de leur injuftice, leurs conclufions furent plus modérées : après avoir appelle à leurs fecours les Loix Romaines, qui fûre- ment n’âvoient jamais eu pour objet les Barbiers ; après avoir moins cité nos Loix que des Poètes Latins, qui n’avoient jamais crû que leurs vers duflent être une refTource pour la Faculté ; après avoir prodigué des railleries pour remplir un vuide que les raifons ne
Î )ouvoient remplir; après tous ces écarts pompeux, es Médecins fe réduifent à demander l’exécution des Contrats. Les Juges fentirent parfaitement la vanité de ces prétentions litigieufes étalées dans le plaidoyé des Médecins. Ils ne vouloient pas autorifer de vains privilèges; mais aufli ne voulurent-ils pas expofer aux variations la validité des Contrats. Ils remontèrent donc à la fource des droits des Médecins; ils n’en trouvèrent l’origine ou le fondement, que dans les Contrats (a) de 1577. ôc de 1644. paflés avec les Barbiers*
(<t) Les Chirurgiens ctoient les Maîtres des Barbiers, c’étoient eux qui les recevoient, & qui les exami- jioient,c’étoient eux qui leur avoient permis la faignée, Les Barbiers n’avoient jamais reconnu les Médecins
avant les Contrats : nul titre ne prouve que les Barbiers fiiflent fournis à la Faculté. Or, les Barbiers pouvoient-iis reconnoître par leurs Contrats les Médecins, fans la per- miflion des Chirurgiens ? Les Mc-
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