3io Recherches sur l’origine mériteroient l’indignation des Juges. Les Edits Ôc les Loix donnoient une nouvelle force à ces raifons. Les Rois, difoit-on, avoient fondé le College de Chirurgie; ils Pavoient établi pour être Punique fource de cet Art : ils y avoient attaché des privilèges qui étoienc la feule récompenfe du {Ravoir; ils Pavoient placé parmi les Collèges de PUniverfité. Louis le Grand avoit confirmé ces privilèges, le Parlement avoit en- régiftré les Lettres Patentes de ce Prince. Cet Arrêt donné en 1644. peut-il être, ajoutoit-on, anéanti par des Contrats ? Ne lie-t’il pas les Chirurgiens à PUniverfité ? Ne leur ôte-t’il pas la liberté de dégrader leur Collège ôc leur Art ; d’en ouvrir l’entrée à ceux qui en font exclus par les loix? Quelques Chirurgiens, continuoit-on, les Chefs même de leur Compagnie , peuvent-ils fans un confentement unanime enlever à l’Univerfité le Collège de S. Louis? Ceux qui refuferont l’affociation ne formeront-ils pas eux feuls le Collège des Chirurgiens? N’en conferveront- ils pas tous les droits ? Leurs fuccefifeurs ne jouiront- ils pas des anciens privilèges dans ce même Collège, dès qu’ils en obferveront les loix?
Le Contrat des Barbiers ôc des Chirurgiens étoit anéanti par la force de ces raifons; mais les intrigues lui donnèrent un appui : le Prévôt des Chirurgiens ôc "plufieurs de fes Collègues préfenterent hardiment à la • Cour ce Contrat. L’union dont il étoit le lien fut dé- favouée par une partie des Chirurgiens (a)j mais la
(a) Le 7 Septembre 165.6. il y eut un Arrêt contradictoire du Jpiirlemeiit fur -les oppofitions for
mées à la vérification des Lettres Patentes qui confirmoient le Contrat d’union, tant de la part de plu-
préfence