de la Chirurgie/ jh
préfence des Chefs & de plufieurs Membres, leur rang, leur autorité, leur âge, écartèrent tous les foupçons. On n’oppofa aucun obflacle aux projets de ceux qui demandoient que les Chirurgiens &; les Barbiers fufl ent réunis. Enfin le Parlement las des difputes que trois fié- clés n’avoient pu terminer, indigné de voir que la Chirurgie fe perdoit dans des intrigues, dans des difcufi fions, 5c dans l’ignorance des Barbiers, voulut en les unifiant aux Chirurgiens, épuifer la fource de ces que»» relies, éteindre un Corps qui a la faveur de quelques panfèmens grofliers, s'emparoit témérairement de la Chirurgie. Il voulut enfin ne plus permettre z l’avenir aux eléves d’autre entrée dans cet Art que celle qu’ils pourroient s’ouvrir, en fe foumettant aux examens rigoureux de i’école de S.Corne. Ce fut donc dans ces vues que les Barbiers de les Chirurgiens furent aflbciés (a).
L’Arrêt qui autorifoit le Contrat d’union, ne par- loit point des Médecins {b)\ mais l’oppofition qu’ils
fieurs Chirurgiens Jurés de J’Uni- verfité de Paris, que de nombre de Barbiers-Chirurgiens. Cet Arrêt rendu avec les Prévôts des Chirurgiens Jurés en TUniverfité de Paris au Collège de S. Corne., homologue le Contrat d’union des deux Communautés des Chirurgiens Ju rés au Collège de S. Corne, & des Maîtres Barbiers - Chirurgiens, & ordonne l’enrégiftrement defdites 1 ettres Patentes, à la charge que le premier Barbier du Roy demeure roit premier Prévôt honoraire, & jouir oit des mêmes honneurs, fans que les Particuliers non reçus Maîtres au Collège de S. Côme, ou en la Communauté., puiflent prendre
d’autres qualités que celles qu’ils avoient avant l’union.
(a) Cet Arrêt eft celui dont nous venons de parler. Comme il eft lié aux oppofitions formées par les Chirurgiens , nous l’avons rapporté de fuite. Pour ce qui eft du Contrat d’union, il fut fait le premier d’O- dabre 16 55. entre le Prévôt & College des Chirurgiens de robe longue, pour ne faire à l’avenirqu- un même Corps , & jouir en Terrible des droirs & privilèges atti ibués à l’une & l’autre Compagnie. Il y eut au mois de Mars 1 < 5 56. des Lettres Patentes de ratification dudit Contrat d’union.
( b) 1 0 , Il n’y avoit rien defpé-
SC