£ Recherches sur l’origine ner toute la Chirurgie. Dans cette idée ils préfente- rent au Roy une fauffe Requête} ils demandèrent au nom de tous les Chirurgiens d’être unis en un même Corps avec les Barbiers. Cette rufe que la mauvaife foi avoit conduite, furpric des Lettres Patentes qui confirmèrent l’union prétendue *, ces Lettres furent enrégiftrées comme une loi qui terminoit tant d’anciennes difputes. Les Barbiers charmés d’une telle union, fe livrèrent à la joye : c’étoit une victoire pour eux, ils l’annoncerent par des réjouiflances publiques. Dans leurs aêtes, ils prirent le nom feul de Chirurgiens. L’Eglife du Sépulchre, où fe faifoient leurs Aflem- blées, fut abandonnée. Enfin le jour de S. Cc>me tous les Barbiers parurent dans le Collège de S. Louis, en robe longue Ôc en bonnet quarré.
Les Chirurgiens qui ignoroient l’union, furent bien furpris quand ils virent parmi eux les Barbiers fous un tel déguifèmenti leur étonnement fut bien plus grand quand ils fe virent affociés à eux fans l’avoir foupçon- né. Ils s’élevèrent alors avec indignation contre la fourberie i ils défavouerent ceux qui avoient emprunté les noms de leurs Chefs pour ouvrir le College de S. Louis aux Barbiers. La Cour fut (ènfible aux repré-
Profeflfeurs Chirurgiens du Collège Royal de NJniverJtté de Paris. Pai ces Lettres les Chirurgiens-font fé- parés des Barbiers. 8 e . Qu’il y eut un Arrêt contradiêloire du Parlement qui enthérinales fufdites Lettres , & remit les Parties dans le même état où elles étoient; (cet Ariêt eft du 2 $ Janvier i 6 14. J 9°. Qua la requête des Chirurgiens, il fut
' fait défenfe aux Barbiers de porte? robe longue & bonnet quarré, & de faire des Rapports Chii urgiques. 1 o°. Que le 10 Avril 16 [4. il y eut Ar.ét portant injonétion aux darbiers d oter les enfeignés de Chirurgiens ; que le 4 Juillet 1614. il y eut Arrêt du Confeil Privé où font vifés les privilèges des Chirurgiens.