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ment, ils partagent les droits, les titres, les privilèges des Facultés & de tous les Sçavans, ils font encore troublés par de nouvelles contradictions. Mais ce quil y avoit de plus fâcheux pour eux, ceft quils étoient pourfuivis par des ennemis avides, ennemis foutenus par les cabales des Médecins. Toutes les parties de la Chirurgie étoient en proye aux Barbiers, comme nous lavons dit j il ne reftoit prefque aux Chirurgiens que des droits réels &: ftériles, qui leur étoient encore dit pûtes quelquefois.

De telles vexations faifoient fentir depuis long-tems aux Chirurgiens la dure néceffité de sunir avec les Barbiers. Quelques Chirurgiens moins difficiles, ou moins délicats que les autres, fe détachèrent fonrde- ment dès lannée 1613. pour préparer cette aIfoda­tion (a)', par leurs démarches ils fe flattoient dentraî-

(a) Cette entreprife eft rappor­tée fort au long dans nos Régifîres, vol. M. pag. izj.& fuiv. On y voie, i Q . que lartifice des Barbiers fut une des principales caufes de lu nion, quÜs sunirent avec quelques Chirurgiens qui ne létoient que de nom ; ces Chirurgiens étoient les nommés Serre, Atton, Fremin, COFFINET. 2°. Que DE LA NOUE toujours zélé pour lhonneur de fon Art, fe rendit à la Chancelle­rie, & y trouva des Lettres du grand Sceau qui unilfoient les deux Corps. 3°. Que ces Lettres furent véri­fiées , & que les principaux Chirur­giens portèrent leurs plaintes à M. DE Verdun qui étoit Premier Pré- fident ; ce Magiftrat les affura quon avoit crû que tous les Chirurgiens

avoient donné leur contentement à cette union, & que fans cela les Let­tres nauroient pas été vérifiées. 4*. Que tout le Collège défavoua les démarches quavoient faites certains Chirurgiens pour cette union. 5 0 . Que le Collège fut reçû à la Re­quête civile, & que les Médecins sé- loïent mêlés fourdement de cette affai­re. 6\ Que les Barbiers prirent les enfeignes des Chirurgiens, quils vinrent à S. Corne en bonnet quarrê & en robe longue , quils en furent chaffés par les ordres de M. de la Noue; quils continuèrent cepen­dant à venir aux exercices de piété de la Paroiffe, mais ce fut en man­teau feulement. 7*. Quil y eut'des Lettres du grand Sceau du 2 0 Sep­tembre 1615* obtenues par des

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