314 Recherches sur lorigine pendoient lexécution des Arrêts. Nouveaux incicfens, nouvelles prétentions : tout affoibliffoit les droits des Chirurgiens , les occupoit de difcuffions & de chica­ne, les détournoit par conféquent de leur principal objet, troubloit leurs exercices, retardoit les progrès de leur Art. Enfin linjuftice ôc lavidité faifoient tou­jours éclore quelque nouvelle entreprife contre eux ; on leur difputoit leurs anciens privilèges, on leur im- pofoit des taxes exorbitantes. Ils étoient des Sçavans utiles, mais ils ne pouvoient pas jouir paifiblement des privilèges des Sçavans fpéculatifs renfermés dans les autres Collèges. Pour éviter lexaétion des fubfides, ils fléchiffoient, ils sabaiffoient, ils imploroient les fecours de lUniverfité, qui leur accorda enfin fa pro­tection comme à fes éléves.

Après ces traverfes, appuyés de lautorité Royale, les Chirurgiens deviennent Membres de cette Acadé­mie 5 il femble donc quaffociés à ce Corps fameux y ils ne doivent plus craindre des difcuffions odieufes. Mais dès quil sagit de confirmer leur affociation, les intrigues fe multiplient ? des obftacles imprévus sop- pofent dabord à lenregiftrement, les privilèges de la Chirurgie font repréfentés par les Médecins, comme des droits ravis aux Facultés*, les Affiemblées tumul- tueufes de lUniverfité éloignent les décifîons; laffi>- ciation des Chirurgiens trouve toujours quelque ob- ftacle dans de nouvelles intrigues *, les Magiftrats par­tagés par ces difcuflions , font quelquefois en fuf* pens} les Chirurgiens ne peuvent quavec beaucoup de peine affurer entièrement leur état & leurs droits» Enfin, lorfque fous la protection des Rois & du Parle-