312 . Recherches sur l’origine loix, comme nous l’avons prouvé. Mais leur autorité ne setendoit pas fur cette petite partie de la Chirurgie, qui avoit été confiée aux Barbiers. Pour dernière preuve nous pouvons en appeller aux anciens Médecins (a) même > car dans le prétendu ferment qu’ils exigeoient, dit-on, des Barbiers, ils fe réfer- voient les remèdes internes ; tout ce qui concerne l’opération manuelle étoit abandonné aux Barbiers : Ordinabitis tantum , leur difoient les Médecins dans leurs Statuts j ea quœ ad operationem manualem pertinent , c’eft-à-dire félon la traduction de la Faculté même , aïns feulement ordonneront ce qui appartient d leur opération manuelle .
ceux qui furent afïociés pour lors à S. Côme. Il n’y a plus eu depuis l’union d’autre Ecole de Chirurgie que celle de S. Côme., ni par con- féquent d’autres Chirurgiens que ; ceux qui exiftoient avant les Bar biers-Chirurgiens.
( a ) Nous prétendons prouverici que les Barbiers ne regardoient pas les Médecins comme leurs Maîtres abfolus, qu’ils ne s’obligeoient pas envers eux (ans réferve, qu’outre les chofes que les Médecins leur avoient promifes dans leur Contrat, ces Barbiers avoient des droits particuliers qu’ils s’étoient réfervés, que par conféquent l’empire des Médecins qui vouloient dominer par tout, n’étoit pas aufïi étendu que la Faculté le prétendoit. Pour preuve , nous rapporterons le ferment que les Médecins exigeoient des Barbiers le voici tel qu’il eft dans les Statuts des Médecins : fjurabitisi
quod parebiùs Decano & Facultati in omnibus licitts & bonejlis , & quod re- verentiam & honorem exbibebitis Ma- giflrisFacultatis, peut ScholàsTICI suis præceptorib Us tenentur obe *■ dire. Item quod viriliter procedctis contra illicite pratticantes , & Faculta- tem in boc totis vinbus adjuvabitis , reputat Facultas omnes illicite prafti - cantes qui non funt per eam approbatif Item quod non praclicabitis Parijiis nec in fuburbiis cum aliquo medico nifi ftt Magijler aut Licentiatus in Facul- tate Univerjîtatis. Item quod non ad - miniflrabitis Parijiis nec in fuburbiis Medicinam laxativam aut alterati- vam aut confortativam , fed tantum ordinabitis ea quæ fpettant ad operationem manualem « Tel étoit le ferment pour les Barbiers ; mais les Médecins l’avoient traduit en Latin pour les Chirurgiens , qui ont toujours refufé de le prêter.
Cependant