$o 6 Recherches sur lorigine vain la railon & lexpérience les condamnoient; il â fallu attendre que la Chirurgie moderne défabusât les efprits : cefl: elle qui a banni ce remède aiifli infi­dèle que cruel, & qui la prefque borné aux maladies des os.

Les playes des inteftins trouvoient-elleschez les An­ciens ces reflources de lArt, je veux dire ces ouvertu­res qui donnent quelquefois aux matières fécales une autre iffue, ces futures hardies qui ont fouvent réuffi, cet artifice de la nature, qui les a réunis dans des cas ils étoient prefque flottans dans labdomen, ôc les parties coupées du canal étoient entièrement fépa- rées lune de lautre ? Les playes de la tête nont-elles pas été mieux connues, mieux drconftanciées par nos Maîtres les moins célèbres ? Lart de trépaner confifle- til à percer la tête avec des forets, à faire de grandes ouvertures à coups de marteau ? Na-ton pas franchi heureufement les bornes que lancienne ignorance nous avoit marquées? Na-ton/pas attaqué les futu­res, Sc même le mufcle temporal; ce mufcle, dis-je, qui infpiroit tant de terreur ? Lintérieur de la tête doit-il bien des reffources à nos anciens Maîtres ? Quelquun a-til donné des préceptes fur les playes du cerveau, fur les corps qui le pénétrent, fur leur extraction, fur la fuppuration de cette partie, fur le traitement quelle demande? Enfin neft-il pas vrai que les anciens Chirurgiens nont fait, pour ainfi dire, quindiquer plufieurs fecours, quils ont négligé les détails les plus nécelfaires, quils femblent avoir ignoré les difficultés, la poffibilité des opérations?

Que dirons-nous après cela de M, Bernard!