de n Chirurgie; 307
Ce Médecin étoit un Journalifte ? il connoîffoit bien mieux le détail de quelques Livres frivoles, que le détail de nos opérations. Il prononça cependant en Maître contre la Chirurgie moderne : Selon lui, c’eft entre nos mains un Art d’imitation, il a les mêmes bornes qu’il avoir paxmi les anciens Chirurgiens; nous ne femmes pas même imitateurs fidèles de leur indu- ftrie, nous avons négligé ou oublié plufieurs de leurs inventions:; leurs efforts ont étonné notre génie, nous -n’avons ofé rien ajouter à leurs découvertes ; voilà des reproches faits avec plus de .malignité que de içavoir- La Médecine paroiffoit à M. Bernard moins défeélueufe que la Chirurgie : mais c’eft connoître de petits befoins dans les autres-, & ne pas fentir-fahu- iere. LeOoébeunFREiND-, quoique. Juge plus éclairé., a adopté les idées .de ce Journalifte ; cela prouve que l’elprit &: le fçavoir ne garantiffent pas toujours des préjugés les plus ridicules. D'autres Médecins nous rabaiffent encore auflî hardiment. Si l’ignorance peut excufer, ils font excufables; le fond de notre Art leur eft inconnu; ils devroient pourtant l’apprendre avant que de nous juger. Mais ne troublons pas le plaifir que leur donne une telle idée ; ils ne perfuaderont
f )as le Public. Qu’ils fe rempliffent donc l’efprit de 'ancienne Chirurgie; qu’en litant Celse, ils fe livrent à des tranfports d’admiration : le langage de cet Ecrivain les féduit ; il n’avoit pas trompé de même Quin- tilien qui en pouvoit mieux juger. Selon lui, Celse eft un Auteur médiocre, un petit génie. Ce Jugement doit répandre des foupçons fur le fond même de l’ouvrage de cet Auteur, A-t’il exercé la Médecine ôc U
O-SUi