de la Chirurgien

mefures quils prennent, ils ne font guidés que par des raifons frivoles : car, que prétendoient-ils en laif» faut un relie de tellicule attaché aux vaiffeaux? Ils vouloient, difent-ils, prévenir lhémorragie! Digne fource des Empiriques les plus ignoransi Ceft ainlî que leur expérience a été une expérience aveugle 8c téméraire. Ceux qui lont vantée ont donc tendu des pièges à leurs fuccefleurs ; mais heureufement nos tra­vaux ont défabufé les efprits; nos lumières nous ont conduit d des opérations juffifiées par lAnatomie 8c par les fuccès.

Enfin, prenons les playes qui nont pas moins exer­ les Anciens que les Modernes : les grandes inci­tons, qui font les fecours les plus précieux de lArc* ont-elles été recommandées par les Anciens? Les brides 8c les étranglemens, ces obftacles fcuvent infenfibles, qui produifent tant de ravages, qui né- toient que des fluxionsaux yeux même des plus éclairés, ont-ils été dévoilés par quelquancien Ecri­vain ? La ligature des vaiffeaux a-telle été imaginée par quelquun deux ? Péut-on en citer un feul qui ait décrit lanévrifme , fes caufes, fes différences, lopé­ration quil demande, les difficultés quil préfente, les précautions quexigent divers cas, les fuites de lou­verture du vaiffeau, fes hémorragies, lart de les arrê­ter ou de les prévenir, le traitement de la playe, les remèdes qui la conduifent à la cicatrice ? Ces hom­mes qui avoient les yeux fi perçans, félon les Méde­cins, ont-ils reconnu les inconvéniens des fers brû- lans? Ne les ont-ils pas appliqués indifcrétement par put, 8c même fur les parties les plus fenfibles ? .En