304 Recherches sur l'ôrïgïnë jours, les abandonnoient ou à la pourriture ou à la gangrené, ôc attendoient de ces maux la fuppuration de ces parties étranglées. Plufieurs ont été affez té­méraires pour y appliquer le feu*, nulle partie na fouf- fert des opérations plus défa vouées par la raifon ôc par lexpérience : il neft donc pas néceffaire doppofer la richeffe de nos connoiffances ôc de nos reffources a la mifere des anciens Chirurgiens. Ceux qui auroient befoin dun tel parallèle feraient aufli miférables qu­eux. Nous les renvoyons a nos leçons, à nos Livres» ils y verront les tems de lopération ôc fes inconve- niens, les régies qui conduifent lincifion, les précau­tions qui ménagent le fac inteftinal i les retranche- mens des adhérences, lart de dilater les anneaux, les remèdes des étranglemens intérieurs, la hardieffe qui les fuit jufques dans le ventre pour les dilater, qui porte le fer dans les inteftins mêmes, ôcc. Nous ne poufferons pas plus loin cette énumération, elle eft déjà trop longue pour ceux qui peuvent juger du mé­rite de nos travaux.

La caftration nétoit pas une opération moins af- freufe entre les mains des Anciens, ils ont écrafé les tefticules fans en craindre linflammation ni les fuites de la gangrène qui étoit inévitable. Sils ont eu re­cours quelquefois au tranchant du fer, ça été fans induftrie ôc fan s précaution. Pour fe conduire ils ont cherché des régies dans la caftration des animaux, ils nont emporté les tefticules que par morceaux, ils nont ofé les enlever entièrement, ils ont craint fur-tout denlever cette partie qui reçoit dabord les; vaiffeaux fpermatiques. Dans cette crainte ôc dans les

mefures