la Chirurgie. 305
fiiflïfante, l’ouverture du périnée eft la feule reflource qui refte > il faut même ne la pas différer : toute lenteur eft mortelle. Un tel fecours n’eft pas moins in- difpenfable lorfque l’inflammation s’étend fur la vefl fie ; fouvent il s’y forme de grands abfcès ; quelquefois ils font femés dans la concavité des parois *> la membrane interne fe pourrit, elle fe détache des autres , il s’y forme des chairs fongueufes, des carcinomes. Or x ces accidens n’ont été ni vus ni prévus par les Anciens, ils ne pouvoient donc pas nous indiquer les remèdes v leurs préceptes ne fçauroient donc nous conduire ni dans les fuppreffions d’urine ni dans les fuppurations de la vefîie ; la Chirurgie moderne eft donc plus éclairée fur ces maladies, que la Chirurgie des Anciens.
L’opération du bubonocele feroit ridicule fi nous étions bornés aux connoiflances des Anciens. Tous prefcrivent l’ouverture du dartos, mais fans donner des préceptes tirés de la ftruélure de ces parties. C’é- toit fans doute, félon eux, une ouverture aifée > nos lumières y ont répandu bien des difficultés , mais notre induftrie les a furmontées. Après cette ouverture il femble, félon eux, que l’inteftin doit fe replacer de lui-même ; ce qui nous embarraffe le plus ne leur a pas paru un obftacle digne de leur attention, la dilatation de l’anneau fans laquelle l’opération feroit inutile , leur étoit entièrement inconnue. Il femble en lifant leurs écrits, que le tefticule foit le fiége du mal. C’eft cette partie qu’ils attaquent : les uns après la ligature des vaifleaux fpermatiques, l’enlevoienr s les autres lioient ces vaifleaux, les ferroient tous les.'