302, Recherches sur lorigine

t >roprier ces maux à la Chirurgie ; les droits qui nous es livrent, ceft-à-dire nos connoiffances, ne pou- voient pas leur foumettre ces maladies; à peine con- noifloient - ils les caules des fuppreflions durine, 6c une telle ignorance neft pas furprenante ; ces fuppref- fions fe mafquent fouvent, on ne les a connues quel­quefois quaprès la mort. Pourquoi! Ceft que le cours des urines neft pas entièrement arrêté en certains cas» la veflie paroît fe vuider; cependant elle refte tou­jours pleine, 6c elle forme un globe dans l'abdomen. Or, l'ancienne Chirurgie nous a-t'elle appris ce- guifement > n'a-til pas été auffi inconnu à nos An­ciens , que certaines caufes de fuppreflions ! Ces cau- fes font très-fouvent dans le canal de lutrétre; des cicatrices y forment des étranglemens ; les proftates deviennent calleufes, les callofités sétendent quel­quefois fur le col de la veflie, il fe durcit 6c s'épaiflic. font ces obftacles du cours des urines dans les écrits des Anciens! Y trouve-t'on au moins la reflour- ce induftrieufe des bougies 6c de la fonde ! Mais ces remèdes même fi fameux aujourdhui ne font pas toujours également efficaces ; l'application trop lon­gue en devient fouvent infupportable ; quelquefois ils font totalement inutiles, la voye naturelle des urines eft fermée , elles sécoulent par des fiftules. Quels font les préceptes des Anciens fur de tels maux ! Ou ils ne les ont pas connus, ou ils nont pas ofé en parler. Ils font encore plus ftériles quand il sagit de fuppreflions plus effrayantes. Lorfque linflammation des profta­tes ôc du col de la veflie, lorfque les abfcès de ces parties ferment le canal de lurétre, la fonde eft in-