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îîgnes certains, & alors même elle fe dérobe quelquefois à la fonde qui la cherche. Or, quels font les recoins qui la cachent ? Les Anciens les ont-ils cherchés, ou les ont-ils marqués dans leurs Ecrits? Nous* ont-ils mieux inflruits de l’adhérence des pierres?: Ces malheureufes productions de l’urine naiffent fou- vent fur la furface &; dans l’interftice des membranes y où elles fe creufent des niches vies Anciens ont-ils. même fôupçonné ces attaches ? Ont-ils mieux prévu ou cherché les vrayes difficultés qui s’oppofènt â l'o* pération? Ont-ils décrit les diverfes loges qui partagent quelquefois la velfie, fes callofités, fes fmgus , l’épaiileur de fes parois, la petiteffe de fa cavité \ Maria n us Sanctus lui-même a-t’il foupçonné tous ces obflacles ? A-t’il imaginé toutes nos reffour- ces 1 Connoifloit-il cette prudence, qui attend les cir- confiances favorables, qui délivre les malades de la pierre en deux rems. Avouons le donc ; les Anciens * Jean des Romains, Octavien de Ville* les premiers Collot n’étoient que de fages Empi* riques ; ils ne connoiffoient bien ni les facilités ni les difficukés de l’opération. Sans nos recherches elle fe- roit pleine d’incertitudes, notre induftrie la conduit tous les jours à des rafinemens inconnus à nos prédé- ceffeurs.
Les maladies de la veffie étoient parmi les Anciens, dans le domaine de la Médecine , c’eft-à-dire dans Eobfcurité; très-fouvent on ne les foupçonnoic pas, on les devinoit quelquefois par hazard. Alors à quai en etoit-on réduit ? A la reffource incertaine des remédies internes. Les anciens Chirurgiens n’ofoient ap*-