"fèô ReCÏÏÉRCHËS SUR t/ORÏÔÏNE miéresf Commeles Médecins jaloux nous refufent ce témoignage, leur injuftice nous force à nous le rendre nous-mêmes, nous le devons à la confiance du Public, nous le devons à fon eftime pour la juftifier, nous le devons aux travaux de nos peres, à nos fuccès, à l’émulation de nos éléves.
7 Nous le dirons donc avec a-flu rance : fans nos découvertes on ignorerait les lecours les plus< efficaces % on abandonnerait, par exemple, les malades qui ont la pierre, aux tourmens & au défefpoir. Le petit appareil feroic la reffource des fèuls enfans ; encore cette opération feroit - elle faite ridiculement ; on feroit fauter le malade pour précipiter le calcuH-c’eft la précaution que demandoient les Anciens, &: qu on de- mandoit encore du tems de Chauliac > on fouillerait fans lumières dans la veilie, comme les empiriques. Ils ignorent la ftruéture, la pofition des parties! les Anciens ne les ont pas mieux connues. Les inventeurs même du grand appareil ne les ont pas développées plus exactement, nul d’eux n’a fuivi dans le cadavre la voye que doivent fuivre nos inftrumens. Avec beaucoup d’autorités & de citations, nous ferions incertains fur les parties qu’on intéreffe dans Po- pération. Tous ces éclairciffemens que nous devons a l’Anatomie, feroient donc perdus pour nous, les régies qui conduifent le fer avec certitude, qui ménagent la délicateflè des parties, qui préviennent les contufions ôc les déchiremens, qui marquent des bornes à Pincifionj ces régies, dis-je, feraient ignorées. Les diverfes fituations de la pierre ne nous feroient pas mieux connues : elle s’annonce fouvent par des