ï>e la Chirurgie» miftes dont parle Riolan, ils étalent, dit-il, en chai­re des objets quils nontjamais vus. Comme eux, Gourmelin nous a donné des préceptes fur un Art quil ignoroit 5 il neft quun Compilateur qui déguifo fous une nouvelle forme les écrits des Anciens, &: qui eft hérifle dune Philofophie fcholaftique. Peu de Mé­decins le connoiflent, aucun Chirurgien ne lit fes ouvrages, & perfonne nen regretteroit la perte ou loubli.

Cette comparaifon eft avantageufo pour nous* mais *elle conduit à une réflexion peu flatteufe pour les Mé­decins : car il senfuit de cette comparaifon, que ce neft quen séloignant d'eux que la Chirurgie pouvoir prendre de léclat. Si elle étoit encore renfermée dans leurs écrits, elle ne foroit que la Chirurgie de Galiem Sc dALBUCAsis, ceft-à-dire quelle nauroit fait nul progrès. Comme elle ne peut en efpérer que des mains qui lexercent, elle ne peut rien attendre des Médecins. Or, fi ces idées font vrayes, il eft évident que la Chirurgie neft fortie de fon obfcurité que par nos recherches &c par nos travaux : nous ofons dire quelle eft fortie de lobfcurité> car elle nétoit que dans fon enfance entre les mains des Anciens». Elle neft éclairée que de nouvelles lumières, elle neft ri­che quen nouvelles inventions, Sc ceft le Collège de S. Louis qui en eft la principale fource. Pour montrer la vérité de cette origine, parcourons quelques opé­rations & quelques maladies, nous verrons dans ce dé­tail nos richeffes & la mifere de lancienne Chirurgie > nous prouverons que nous ferions les maîtres de nos Anciens, sils pouvoient revivre avec toutes leurs lu^

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