t,p8 Recherches sur e’origine cilier les anciens Auteurs par leurs feules lumières, n’a' jamais été inftruit par l’expérience. L’autre eft plus court & plus étendu : il eft formé par la leéïure ôc par lin travail heureux > il connoît l’inutilité du jargon fcholaftique , écrit ce que les yeux lui découvrent,, donne à fes écrits l’ordre des chofes mêmes, fàifit les difficultés eftentielles, les applanit en fuivant les opérations de la nature, confirme fes idées par une foule d’Obfervations, épuife en quelque façon les fujets qu’il traite, entre dans de nouvelles vues, cherche des routes plus fiires, oppofe les faits les uns aux autres, conduit comme par la main fes Leéteurs. Enfin Courtin* eft un Maître oublié dans lapoufliere même de l’Ecole,, qui a produit fes ouvrages. Mais Pare’ eft le Maître & le Légiflateur de la Chirurgie, toujours plus révéré lors même que l’Art fait des progrès (înguliers. Tandis que le Livre de Courtin eft oublié en naiflant, l’Ouvrage de Pare* efface toute l’ancienne Chirurgie. Prefqu’aucun Livre ne s’eft multiplié par tant d’éditions & par tant de traduélions. Cependant, pourra- t’on le croire ] Cet ouvrage fi admirable eft attribué* par Riolan & par Vanhorne fon copifte, aux jeunes Médecins de Paris? c’eft-à-dire que les connoiffan- ces les plus profondes ont été le partage des écoliers: ils étoient des Auteurs originaux & les Doéteurs les plus célébrés, Tagault & Courtin étoient des mi- férables copiftes.
Nous n’oppoferons pas a nos Auteurs un Ecrivain fcholaftique nommé Gourmelin : perfonne n’a fait un tel parallèle > il ne pourroit être que défavantageux aux Médecins. Un tel Auteur reffemble à ces Anato-