DE LA CHIRURGIEN 1 &Ux idées des Anciens. Dans tout ce Traité de Cour- tin on ne trouve aucune de ces difficultés que l’Art préfente dans la pratiques on n’y voit que la difficulté de concilier les opinions. Les Obfervations ont toujours été les guides des Chirurgiens s mais dans cet ouvrage elles paroiffent négligées ou ignorées de l’Auteur. Au fujet du trépan, par exemple, Courtin demande d’abord pourquoi la Seéfce empirique étoit ennemie de ce remède, il examine les avantages qu’y a trouvés la Seéte rationnelle,, il rapporte la pratique de Galien. Cet ancien Médecin, ajoute Courtin , réparoit ce qui étoit meurtri par des contufions, il faifoit divers trous furie crâne avec des forets , il enlevoit les interflices de ces trous à coups de marteau. Dans de tels préceptes ne trouve-t’on pas une grande reffource pour les maladies de la tête? Le Livre qui renferme de fi fublimes connoiffiances, ne doit-il pas être propofé comme un digne modèle â tous nos Ecrivains ? On croiroit peut-être trouver plus de fecours dans les aver- tiflemens qui fuivent j mais ils prefcrivent feulement de ne rien entreprendre fur les grandes maladies j de découvrir les dangers aux parens de ceux qu’on veut trépaner, de ne rien tenter dans la pleine lune, de faire l’opération habilement & joyeufement, de recouvrir les parties déchirées, &c. Les vrais.préceptes qui naiflènt de l’exercice de l’Art, font entièrement inconnus à Courtin. Il n’y auroit donc que l’ignorance qui put le comparer â Ambroise Pare’ fon contemporain : l’un n’a eu que des yeux, n’a lu que des vieux Livres obfcurs, ne connoît les playes de tête que iùr le rapport des Grecs ou des.Arabes, tâche de coa^
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