Recherches sur ï/originë Ecrivains, ceft-à-dire quil a montre ou écrit ce qu'il na jamais vu. Sous des Maîtres tels que le Doéteur Courtin, la Chirurgie ne pouvoit pas efpérer de progrès *, on nauroît connu que la Chirurgie dHiP- pocrate , de Galien & dALBucAsis. Courtin na donné à ces Ecrivains quune forme différente dont ils navoient pas befoin 5 il a raffemblé des opinions Crecques &: Arabes, il ny a ajouté que les défauts de fon fiecle ou de fon efprit. Les Auteurs fcholafti- ques étouffoient alors les Sciences fous une infinité de vaines diftinétions métaphyfiques qui entrent plus difficilement dans îefprit, que les préceptes de lArt. Ces Auteurs prétendoient, dit-on, foulager la mé­moire, préparer limagination à fàifir les objets > mais ils ne préparoient que plus de travaux à lefprir, ceft ce que Courtin a fait avec le plus de fuccès dans les leçons quil a diélées aux Barbiers. Pour écarter de notre décifion tous les foupçons dinjuftice, nous en appelions à la partie la plus confidérable de lou­vrage de Courtin. Quon life tout le Traité fur les playes delà tête, les divifions ou les définitions des chofes offertes par la nature , ou qui fe préfentent clairement delles-mêmes, occupent une grande par­tie du Traité \ les queftions inutiles ou pointilleufes y font traitées fort au long fans être éclaircies *. ce neft jamais Courtin qui ofe sériger en Maître dans cet ouvrage i ceft Aristote qui parle, ceft Avicene qui décide, ceft Albucasis qui éclaircit Galien ; ceft Galien qui explique Albucasis. Ici la Seéte empiri­que difpute contre la Seéte logique} ce font des Mé­decins qui ajoutent en tremblant quelques conjectures

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