delà Chirurgie; % ÿ 5

tail qui nornera pas cette Hiftoire j car nous faifons revivre le nom de tous les ouvrages chirurgiques que nous ont donnes nos Médecins, & que tous les Sça- vans par leur mépris ont condamnés à un oubli éter­nel. Heureufement le nombre de ces ouvrages neft pas fort confidérable.

Le premier qui a écrit fur la Chirurgie, ceft Ta~ gault } mais ce Médecin ne seft pas fenti allez de force pour marcher fans guide ôc fans appui ; il neft quun traducteur de Guy de Chauliac; ceft un Rhéteur qui a orné les reftes & les débris de nos pre­miers Maîtres. Il nous a donné en Latin ce que nos- Ancêtres lifoient en François. Tout fon mérite, félon lui-même, fe réduit à lexaéHtude des citations, an rétabliffement de quelques paflages altérés, à quel­ques additions prifes danciens Auteurs que Guy avoir négligées : ceft donc louvrage dun Commentateur plutôt que louvrage dun Chirurgien. Les Médecins eux-mêmes nont pas rendu à cet ouvrage un témoi­gnage bien flatteur. Voici ce quen dit le Dodteur Freind : » Tagault a donné à Guy de Chauliac 93 une belle forme, on peut le lire en Latin fort éle- » gant > mais outre quil a obmis beaucoup de chofes, » il fe trompe fbuvent fur le fèns, sil en faut croire » Laurent Joubert.

Courtin étoit un de ces Médecins à qui le Public ne- laifloit que trop de loifir pour écrire : il en a eu même' affez pour sériger en Profeffeur des Barbiers duranr plufieurs années*? mais il èxerçoit encore moins la Chi­rurgie que la Médecine. Il na donc pas puifé les con- noiffances dans lexercice de lArt, il les doit aux feuls;