de la.Chirurgie.' leur carrière ils ontramaffé les fécrets de notre Art, ils en ont formé les préceptes quils ont répandus parmi leurs contemporains > leurs exemples &: leurs recher­ches ont fervi de guide & dappui à nos Ecrivains. Ceux-ci ont paré quelquefois leurs ouvrages de rkheC. fcs étrangères, ceft-à-dire quils nont pas tiré de leur propre fonds tout ce quils nous ont appris. Les Chi­rurgiens qui nont pas écrit font donc nos Maîtres 3 de même que ceux qui nous inftruifent dans leurs Livres. Parmi ces anciens Maîtres qui nont rien donné au Public, nous placerons Desmoulins * Desnœuds , Rasse, Rostang, le Geai , Malesieux, Cointe­ret, Lavernot, Philiepes, le Fort, la Leurye* Thognet, Ybert, le Juif, Fourmentin, Gonin* Cresse , &c* On en trouve dans Y Index fimerem beaucoup dautres qui nont pas été moins fameux.

Après que la Chirurgie a été cultivée par ces grands hommes, on ne doit pas être furpris de fes progrès? on feroit bien plus étonné fi elle avoit été flérile en­tre leurs mains. L!efprit & les Sciences fe réuniffoient en eux ? lémulation qui les animoit leur infpiroit une noble ambition ; leur induftrie étoit fécondée par les lumières qui éclairoient leur expérience. Faut-il dons sétonner sils ont donné une autre face a notre Art* & sil eft devenu plus fécond en utiles inventions* Ce qui rend encore plus intéreffantes les découvertes de ces grands hommes,.ceft que leur mérite seft répandu fur nous*, leur gloire eft devenue la gloire de leur pa­trie vee font eux qui ont approprié notre Art a la Fran­ce*, la jaloufie des Nations na leur refufer la fupé- riorité. Paris a été pour la Chirurgie ce quAthènes.3.