zpi Recherches sur l 9 orïgine eux l’eftime du Public, il n’eft pas douteux mêm€ qu’ils n’ayent étendu les bornes de notre Art par leurs recherches*, mais parce qu’ils n’ont pas été les Hiftoriens de leurs découvertes , leurs travaux Ôc leurs noms ne font venus jufqu’à nous que dans des ouvrages étrangers. Peut-être n’a-t’il manqué à leur réputation que du loifîr pour écrire '■> peut-être que la modeftie ne leur a pas permis de s’ériger en Maîtres, •peut-être encore que le fort de quelques Ecrivains les a effrayés, Il y a eu toujours des hommes hardis, qui fe font élevés en féduifànt le Public *> mais par leurs écrits ils fe font replacés au rang qu’ils méritoient j ils ont détrompé eux-mêmes les efprits trop favorablement prévenus. Toutes ces raifons, dont beaucoup d’Ecrivains trop empreffés de nous inftruire ne fentiront pas la force, ont pû donner àde grandsChirurgiensune défiance injufte d’eux-mêmes ÿ des raifons plus fécrettes en ont empêché plusieurs de répandre leurs connoiffances. La Chirurgie écoit en proye aux Barbiers, tous fêla par- tageoient furtivement j ils auroient fait des progrès bien plus pernicieux s’ils euffent pu colorer leur hardieffe des apparences du fçavoir; des inftruélions n’auroien-t produit en eux qu’un furcroit de témérité. Pour prévenir ce défordre, plufieurs de nos Maîtres voulurent que leur Art fût un Art fécret i que les connoiffances fuffent réfervées à ceux qui les mériteroient par leurs travaux. En admirant les ouvrages de Pare’ & de Pigrai , quelques-uns les ont blâmés d’avoir dévoilé les myfléres de la Chirurgie. Mais les Chirurgiens qui n’ont laifïé que leurs noms â la poftérité, n’ont pas été les moins utiles â leurs fucceffeursj dans