*7 8 Recherches sur l’origine n’y eut qu’une voix pour donner cet Ecrit à Guille- meau Chirurgien ordinaire du Roy, qui paroifloit peu ami d’Habicot, mais qui l’étoit encore moins des mauvais raifbnnemens.
L’Auteur de cet Ecrit établit d’abord la réalité des Géans, il appuyé beaucoup fur les preuves tirées des Livres Saints > de fur ce que fon adverfaire avoit voulu les expliquer par allégorie, il dit, que quoique l’fîcrc- ture Sainte fouffre l* allégorie , le Jens littéral précédé toujours , fans quoi notre Théologie fe convertirait en Mythologie . Enfuite il foutient le fait particulier du Géant Theuto - hocusy mais il improuve les raifons alléguées en fa faveur par Habicot > il lui reproche d’avoir hazardé mal à propos fa réputation , il le traite de téméraire qui a combattu hors de fon rang : de comme il efl: peu content des deux parties, il déclare l’Ecolier en Chirurgie de l’Ecolier en Médecine égaux d'infujfifance , en Jeur appliquant en commun le vers de Virgile :
JÜhiï Bavium non odit 9 amet tua, Car mina , Mœvu
La fin de fon ouvrage eft employée à venger le Corps des Chirurgiens : On peut , dit-il, fervir de trompette d fes louange s ., quand on efl blâmé d'un moindre que foi . Après avoir fait l’éloge de la Chirurgie en général, il défend celle de Paris contre les imputations de l’Ecolier Gigantomache , de il eft fenfible aux reproches qui avoient été faits aux Chirurgiens de Paris de ne pouvoir enfeigner l’Anatomie en Latin : Le moyen , dit-il* que Pineau, Phi lippes , Lanay , Guillemeau qui faifoient ri a guéres leurs leçons en Langue Latine , ne foient wenus à Votre comoiffance i noire Collège efl une pépinière