i<T4 Recherches sur l'origine forme, il chercha avec fucccs les caufes des accidens & leurs remèdes; il réduifit à des principes la manœuvre qui amène des fituations favorables, qui corrige celles qui s’oppofent à la fortie de l’enfant. Dans des cas finguliers il s’èleve toujours au-deflus du travail des mains. Les inteftins ôc la veffie n’étoient pas aux yeux des autres une fource de difficultés, mais fa faga- cité lui fit découvrir dans ces parties des obftacles effrayans, àc il nous apprit à les furmonter par la fonde & par les purgatifs ; il fauva par ces fecours des femmes & des enfans dont la perte paroiffoit inévitable. Avec le même fuccès, & avec les mêmes lumières, il a combattu d’autres accidens. Des convulfions ôc des pertes précédent quelquefois les accouchemens : les réflexions de Guillemea'u fur ces préludes dangereux font dignes de la Médecine la plus éclairée. Dans de tels cas on prodigue les faignées, mais on n’en peut attendre que peu de fruit : c’eft l’accouchement qui, félon ce grand Chirurgien, efl: le remède le plus efficace. L’arriere-faix ne lui a pas fourni des réflexions moins originales : il fe détache fouvent tout entier par la violence des douleurs, il entraîne une hémorrhagie, il fe préfente le premier, il fuffoque l’enfant; le chorion fort de même quelquefois avant tout ce qui l’accompagne , il fe montre comme une longue bourfe : tous ces accidens étoient peu connus , leurs remèdes étoient encore plus ignorés. Guillemeau chercha de nouvelles reflources dans la flruéhire des parties .& dans l’ob- fervation ; ce font ces reflources qui ont fait avouer aux étrangers dans leurs Ecrits, que les Chirurgiens ont porté au plus haut dégré l’art des accouchemens.
L’ouvrage