III
ï $8 Recherches sur l’origine les préparations, les fuites, les circonftances de" pan- femens font fcrupuleufement détaillées dans fes Leçons } on n’a befoin, pour ainfi dire, que des yeux pour les lire ôc des mains pour les fuivre, elles ne laiffent jamais l’efprit dans l’incertitude.
Par de nouvelles recherches la Chirurgie fortoit de l’ancienne obfcurité; chaque partie de cet Art attiroit des efprits curieux > celles même qui étoient les plus obfcures prenoient un brillant qui frappoit les yeux mêmes des Sçavans : en vain affeéle-t’on de dépouiller la Chirurgie moderne > en vain prétend-t’on enrichir les anciens de toutes nos découvertes, c’eft la une rufe intéreffée des ennemis de la Chirurgie. Il faut l’avouer, notre Art étoit fort borné entre les mains des Anciens : quelques-unes de nos opérations les plus fameufes n’étoient pas même ébauchées dans leurs ouvrages : par exemple, on n’y voit que de miférables vertiges de l’opération de la taille ; ces vertiges même ne font que les traces d’une timidité ignorante : la plupart de ceux qui avoient la pierre ne trouvoient aucun foulagement dans l’ancienne Chirurgie. Jufqu’à l’âge de quatorze ans les enfans pouvoient efpérer quelque ref- fource : après cet âge, l’Art étoit ftérile pour eux. C’eft en France qu’on a tenté d’étendre ce fecours fur tous les âges ; les tentatives effrayèrent d’abord les Chirurgiens : les préjugés des anciens Médecins les rendoient fufpeéles. Selon Hyppocrate, les bleffures étoient mortelles dans la veflîe. Germain Colot méprifa enfin ce préjugé : pour tirer la pierre il imagina une opération nouvelle, elle eft fort célébré dans notre Hiftoire.
Un Archer de Bagnolet étoit condamné à mort*