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deux avantages , l’exercice de l’efprit, ôc l’entrée de l’Art, éclairée par de profondes lumières.
Ce premier efiai conduit à un Traité fur les bandages : ceft pour ainfi dire l’application & l’ufage de la théorie ; un tel ouvrage ne trouve point de modèle parmi les Anciens : c’étoit pourtant le premier que la néceflité devoit infpirer. Cette partie de l’Art n’eft pas la plus aifée, ni la plus indifférente ; elle eft infiniment variée, car elle dépend de la variété des playes, des diverfes parties du corps, d’une infinité de circonftan- ces ; elle eft la bafe des opérations, elle en prépare ôc en aftlrre le fuccès, elle demande des reffources du génie ôc de la main : l’efprit doit être guidé par une méchanique induftrieufe ; fans elle il n’atteindra jamais à l’art des bandages. C’eft cette méchanique qui eft développée dans l’ouvrage de de Marque; on ne fçauroit imaginer un cas que l’Auteur n’ait prévu, ou qui ne foit renfermé dans ceux qu’il a examinés. Tous les inconvéniens de certains bandages font expofés dans ce Traité. Notre Auteur nerefpeéteni le préjugé, ni l’ufage qui les autorife ; les noms des plus grands Maîtres ne fçauroient lui déguifer leurs fautes; mais quand il fuit quelques guides, il enchérit toujours fur eux. Rapportent-ils des cas finguliers? Il en ajoute d’autres qui ne font pas moins extraordinaires : mais ces cas font toujours hors des régies ; c’eft pour cela qu’ils ne l’occupent pas beaucoup, il veut feulement nous montrer l’étendue de fes préceptes : ils font comme une fource féconde de lumières, qui fe répandent fur toutes les parties de l’Art. Enfin fes Leçons reffemblent aux def- criptions les plus exa&es des opérations Chimiques ;
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