Il
Recherches sur ^origine élèves. L’ouvrage de 1’un reflémble à un Pays vafte qui renferme des richefles que la nature y répand avec profufion, 5c qui les offre à l’œil en détail avec toutes leurs variétés v le Traité de l’autre efl: comme un jardin, où ce qu’il y a de plus précieux efl: raffem- blé 5c cultivé par une main curieufe. Le premier demande un tems fort long pour être parcouru ; le fécond préfente une entrée gracieufe, 5c des routes plus- courtes. Le Livre de Pigray efl: à proprement parler un abrégé de celui de Pare’ i mais cet abrégé efl embelli de nouvelles connoiflances ; l’ordre 5c la netteté conduifent l’efprit, par tout les préceptes y nait fent les uns des autres : l’enchaînement qui les lie produit néceffairement cette brièveté ignorée des- efprits vulgaires ^ qui perdent toujours de vue les premières traces qu’ils ont fuivies, 5c qui ne fçavent jamais ramener les chofes à leurs principes. On peut dire que cet ouvrage efl fort court &: fort vafie : il renferme la Chirurgie la plus étendue, 5c en même-tems la plus épurée. Dans les matières les plus communes il offre toujours quelque Angularité dans les playes de la tête, par exemple, il nous montre des reffources étonnantes de la nature 5c de l’art j enfin dans cet ouvrage, les préceptes de ce grand Maître naiflent toujours de faits décififs : mais dans fa vafte expérience, il ne choifit que ceux qui conduifent à de nouvelles vues. Il n’étoit pas moins fcrupuleux furie choix des remèdes, la matière médicinale n’avoit rien de caché pour lui > dans une abondance embarrafiante de drogues 5c de préparations, il fe borne toujours à des mélanges judicieux, fimples 5c élegans*