Recherches sur lorigine voient les cautères, le retour des hémorragies, le pe­tit nombre de ceux qui étoient guéris, frappèrent vive­ment lefprit de ce grand homme. Sans avoir dautre guide que fes réflexions judicieufes, il lia les vaifleaux ouverts ; cette heureufe invention a fauve la vie à un nombre infini de malades*, elle fera une reffource cer­taine dans tous les tems, elle épargnera des opéra­tions ôe des ciouleurs inlupportables : ceft donc la une de ces découvertes pour lefquelles les Romains ou les Grecs auroient marqué leur reconnoiflance par des monumens publics.

Enfin dans les ouvrages de Pare, il neft point de Traité il nait laiflé des veftiges quon fuivra tou­jours. Les luxations, par exemple, avoient perdu fous fes mains toutes les difficultés que les Anciens na- voient furmonter ; il na laifle prefque aux moder­nes que le foin dorner cette matière, de lui donner un peu plus détendue & une nouvelle forme, ceft- a-dire quil nous a tranfmis un fonds très* riche } les malades ôe les Chirurgiens ny peuvent prefque rien défirer, que ce que la nature na pas fournis à notre Art. On peut le dire fans craindre la contradition : ceux qui ont pris pour guide les ouvrages de Pare, ceux qui ont été éclairés de fes préceptes, ont har­diment fe préfenter devant les malades ; ils nont eu à confulter que lexpérience qui eft le dernier maître. Ceft aux travaux de ces hommes qui ont été guidés par les préceptes dAMBRoisE Pare, que la Chirur­gie moderne doit fes progrès étonnans. Malheureufe- ment louvrage de Pare neft que trop fingulier dans lart de guérir, ceft-à-dire quil y en a trop peu qui