de la Chirurgie; jamais rien donné, fac rifia un dîner a fa curiofïté* Pare lui prouva durant ce repas que la poudre na« voit rien de vénéneux, que les baies ne brûloient point., quil faîloit traiter avec des fuppuratifs doux les playes quelles faifoient. Le hazard qui a toujours quelque part à toutes les découvertes, lavoit dégagé en partie des anciens préjugés, ceft-à-dire des régies que les Chirurgiens de Ton teins prétendoient avoir été didtées par lexpérience. Il avoit fuivi dabord les traces de les prédécelfeurs : comme eux il avoit jetté de lhuile bouillante fur les blefïures Sites par les armes a feu^ heureufement ce remède lui manqua dans une occafion preflante, il trembla pour la vie de quelques blefifés qui étoient privés de ce fecours, Sc quil avoit panfés avec de nmples digeftifs. Ce fut avec regret quil les quitta durant la nuit, linquié­tude le ramena de grand matin à fon Infirmerie > mais en arrivant il fut bien furpris : les malades qui avoient eu le moins daccidens, étoient précifémentceux qui navoient pas été panfés avec lhuile bouillante. Dès- lors Pare ouvrit les yeux, &: bannit de la Chirurgie ce remède infidèle & cruel.

Il femble quelquefois que les découvertes fe ra/fem- blent pour immortalifer certains hommes : lancien­ne Chirurgie étoit cruelle, le feu, les cautères étoient les armes terribles qui rendirent odieux aux Romains un fameux Chirurgien *, on les employoit fur-tout pour arrêter les hémorragies. Cette méthode dangereufe que lexpérience de tant de fiecles navoit corri­ger, attira lattention dAMBROisE Pare, les imprefi- fions fur les nerfs, les convulsons, les ulcères qui fui-

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