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de-la Chirurgie. 145
rends des prières, que j’adreffe a Dieu pour le falut de fbn a me.
Les autres Chirurgiens dévoient à Hery bien plus de recoonoiffance qu’il n’en devoit à Charles VIIL ïl leur marqua une route allurée pour guérir une maladie qui jufques alors avoit été rébelle; fa longue expérience donna à fa méthode une autorité qui l’a répandue par tout; il n’a pas voulu confier fes découvertes à la feule tradition, qui ne fait fouvent qu’une fcience vague, qui s’obfcurcit toujours & confond les erreurs avec la vérité. Il nous a laiffé fur les maux qui l’avoient le plus occupé un Elfay qui ell un ouvrage accompli; la netteté &: la précifion abrègent ce Traité original; les lignes des maladies vénériennes, leurs divers acci- dens, les remèdes qui d abord peuvent les dompter y font dévoilés, & l’expérience en eft toujours le garant; l’Auteur parle de diverfes méthodes, il adopte enfuite les friétions mercurielles ; il en marque les régies, les effets. Mais il ne mefure que par le fuccès l’étendue de cette méthode, il n’y affujettit que les maux que l’expérience elle-même y foumet; il ne l’applique pas à la vérité aux gonorrhées récentes, ou qui, félon lui, ne portent pas l’infeélion dans d’autres parties; mais il les y ramene lorfqu’elles font anciennes, lorf- qu’elles ont laiffé dans le fang leur venin contagieux ; il marque enfuite aux bubons leurs remèdes particuliers , de même qu’aux autres accidens qui fe refufent à la méthode générale. Enfin dans cet Ouvrage tous les maux vénériens font raffemblés, tous font placés dans leur rang, chacun y trouve des reffources diétées par la raifon ôc par une longue pratique.