2,44 Recherches sur e’orxôine

Tels furent les travaux de Hery : ils font bien* plus eftimables que des découvertes plus fameufes; ils placeront cet homme illuftre parmi les bienfaiteurs du genre humain ; il eft le premier qui ait ..écrit en notre Langue un Traité original fur les maladies vé­nériennes. Sa méthode eft encore la méthode de nos Maîtres, ils y ont ajouté leurs obfervations , comme on en ajoutera aux inventions les plus parfaites; mais ils ont reçu de Hery un dépôt de connoifTances précieufes, ils lui rendent tous cette juftice, ils fe fouviennent avec reconnoiffance qu’ils lui doivent le traitement des maladies vénériennes ; il eft vrai que ce traitement appartient à la Chirurgie par un droit qu’elle trouve en elle-même, mais il lui eft encore acquis par Hery, ôedefes mains il eft venu jufqu’à nous; ce droit a été approprié à nos Chirurgiens par le Public qui l’a confirmé, en leur donnant fa confian­ce, leurs fuccès l’affurent a leurs fuccefTeurs ; elle ne paffera jamais à d’autres qui ne lui donneroient pour appui qu’une vaine idée de fupériorité, qu’une jaîoufie excitée par un vil intérêt; car ces maladies demandent des lumières ôc une expérience, qui font entièrement renfermées dans la Société des Chirurgiens.

Dans toutes les Sciences il s’élève toujours quel­que efprit fupérieur qui en hâte les progrès, qui s’é­lève au-deffus des autres, ôc qui ne leur laifle d’au­tres relfources que> Limitation. Au feiziéme fiecle Ambroise PAREleffaça fès prédéce/Teurs; il fe fie jour à travers les obftacles que lui oppofoit la for­tune. L’émulation & la curiofîté le conduifirent aux connoifTances les plus profondes de la Chirurgie ; ii