DE LA CHÎÏUniGïE, 141

poient {on efprit* il voyoit avec plaifir quil pourroit les examiner dans les lieux d elles font (orties, quil pourroit trouver les vertiges des premiers Maî­tres qui les avoient vues dans leur origine. Plein de ces idées flatteufes, Hery quitta la France, & dès quil arriva en Italie, il sappliqua fur-tout au traitement de ces maladies dans lArmée Françoife. Devenu enfin inutile dans cette Armée, après la bataille de Pavie, il les chercha dans Rome. Tout ce qui attire les Etran­gers dans cette ville, le toucha foiblement; le premier objet de fa curiofité fut lHôpital de S. Jacques le Ma­jeur*, cette Mailon étoit ouverte aux maladies véné­riennes, on les y traitoit félon la méthode de Cap^py, inventeur des frictions. Ce fut pour être initié dans le fécret de cette méthode, que Hery senferma dans cet Hôpital* il y vit à loifir les ravages, les déguife- mens des maladies vénériennes, la vertu fecrette du mercure , limpuirtance des autres remèdes fur ces maux. Mais lart des friétions nétoit encore quun art confus* ces maladies peu connues ou mal préparées, élu- doient fouvent la force du mercure, les malades dans fou opération étoient même expofés à de nouveaux ac- cidens* Hery par fes travaux aflidus, afliijettit à une méthode les accidens les plus bifarres, il découvrit de nouveaux moyens qui les maîtrifoient * il laiffa enfin des leçons dans ce lieu il étoit venu sinftruire.

Rempli de ces connoiflances, Hery revint dans fa patrie * la réputation quil avoit laiflee à Paris ne sétoit pas affoiblie * la renommée avoit annoncé les fécrets quil rapportoit de Rome : Sur ce témoignage il étoit attendu en France comme un libérateur :

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