i4° Recherches sur lorigine voient quun furcroît de maux dans les mains qui les traitoient. Les Médecins nétoient pour eux que des fpeétateurs oififs &: pointilleux; les uns prononçoient hardiment-que cette maladie nétoit quun déguife- nient de lèpre , les autres en trouvoient des traces dans Hyppocrate, qui peut-être ne lavoit jamais vue *, plufieurs difcouroient curieufement fur les re­mèdes dun mal fi fingulier, ils les condamnoient ou les adoptoient finis confiilter lexpérience ; -Fernel sé- toit déclaré contre le mercure, dautres Médecins fur la foi de quelques Ecrivains Jadoptoient en aveugles > mais-H er y méprifa toutes ces conteftations, il en­treprit de découvrir dans lexpérience le traitement exaél des maladies vénériennes ; il séleva comme un autre OEd ipe pour débrouiller cet énigme de la na­ture. Avant que de former ce-deffein, il avoit puifé les principes de fon Art dans le Collège de S. Louis, il avoit enftrite cherché des lumières 6c des fecours dans les autres Sciences ; il avoit fur-tout étudié la Méde­cine fous le Do&eur Boulier , Profeffeur fameux. Eclairé donc des préceptes de Ja Médecine 6c de la Chi­rurgie , il alla confulter lexpérience à lHôtel-Dieu ; fies-travaux anatomiques, les premiers fuccès dans la pratique répandirent fon nom dans Paris, fa réputa­tion y fit en peu dannées des progrès qui légalerent aux plus grands Maîtres. Ce fut fur le témoignage public ^ qui efl rarement fufpeét en fait de Chirur­gie * que Rr a n ç o i s I. deftina Hery a fes Troupes .dItalie.

Ce Chirurgien ne sécartort pas de fes vues en fui- wan£ notre Armée. Les maladies vénériennes occup-