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de la Chirurgie. 2.35?
fur fes traces ; ceux qui fe préfentoient à lui recommandés parle fçavoir, éroient allurés de Tes fecours. Ce zélé fi rare donna a fon nom autant de lultre que Ton habileté ; on le regarda comme le foutien de la Chirurgie, on lui prodigua des éloges en grec & en latin (a) y les Profelfeurs de l’Univerfité le crurent digne de leurs hommages littéraires > des Médecins même devinrent fes panégyriftes. Il méritoit cette eltime générale par fes travaux, parce qu'ils n’avoient d'autre objet que l’utilité publique. L’exemple contagieux de ce s efprits fuperficiels qui croyent que l’art de guérir n’eft pas alfez vafte pour les occuper, &: qui fe répandent fur des objets qui lui font étrangers, ne le féduifit pas y le feul amufement .que de la Noue fe permit fut une fuite de recherches fur notre Hiftoire. Nous lui devons un alfemblage confidérable de Mémoires : fans lui nous n’aurions pû débrouiller notre origine nos privilèges. Son fils Jean de la Noue fut héritier des con- noiffances de fes peres àc des places qu’ils avoient occupées > il nous a lailfé plufieurs monumens de fon zélé &; des droits de la Chirurgie.
Il fortoit de l’Ecole de Paris des relfources pour toutes fortes de maux 5 les maladies vénériennes rava- geoient la France, les miférâbles qui en étoient infectés étoient abandonnés a la pourriture, ils ne trou-
choient de s’attirer la bienveillance de ce grand Chirurgien.
(a) Nous trouvons dans le Régime que nous venons de citer, de petits ouvrages Grecs & Latins à la louange de Jerome de la Noue. M. Dolmery Dodeur en Médecine à Anvers, lui envoya une Elé
gie pleine des fentimens d^eftime que tout le monde avoit pour ce grand Chirurgien, pag, 163.... A la pag. 160. nous trouvons un grand Eloge de la Chirurgie & de M. De la Noue , fait par M. Milson ProfefTeur au College de Navarre»