de la Chirurgie. 185?

» dans les Médecins ce que vous perdrez en refufant » notre aflbciation (a).

(a) Monfieur le Fort pro­nonça ce difcours en latin ; & fé­lon le témoignage de nos Régiftres Vol. M. pag. 54. Rousselet Doyen avec le fieur Marescot s'élevèrent contre les Chirurgiens, & fe battirent à coup de poings avec le Scribe de lUniverfïté. Après cette Anecdote, nous ajou­terons pour ce qui regarde le fond du difcours & les objedions des Médecins, que M. le Fort rap­porte dans un Mémoire écrit en François une autre obje&ion que voici au fujet du forment : Durant les guerres étrangères & les guer­res civiles qui agitèrent la France, les Médecins voulurent confondre les Chirurgiens avec les Barbiers-Chi­rurgiens; & fans que lefdits Chi­rurgiens fuffont appellés, la Faculté obtint un Arrêt le r 7 Avril 1551. par lequel il eft dit que les Chirur­giens demeureront en telle qualité & prérogatives quib étoient lors de ! lappel interjetté par les Barbiers, qui fe joignirent aux Médecins pour empêcher que les Chirurgiens ne jouiffent des avantages à. eux accor­dés par HeNR ï IL Néanmoins la Cour ordonna par provifton que les Chirurgiens ne feroient reçus en la Maîtrife, qu'ils neuffent été exami­nés en préfence de quatre Doéteurs de la Faculté. Le 1 3 Février il in­tervint un focond Arrêt en confir­mation de celui -. On pourroit ajouter à cela une chofe qui arriva dans la fuite; car en 1579. lOr- ' donnance de Blois, article 87, or­

donna que nul Chirurgien ne pour** roit pratiquer quil neût été exami­ en préfonce des Dodeurs Régens en Médecine, dans les lieux il y auroit Univerfité ; mais pour écarter dabord cette difficulté nous remar­querons que lOrdonnance de Blois eft conditionnelle ; en voici les pro­pres termes : Le tout fans préjudice des Statuts & Réglemens particuliers v qui fe trouveront être faits fur ce par les Rois nos prédécejfeurs <& Arrêts de nos Cours. Pour ce qui eft des Arrêts fufdits de 1 5 5 1 . jamais ces Arrêts provifoires nont été exécutés, z a. Ce quils ordonnent étoit une chofe nouvelle. 3 0 . Elle étoit contraire aux droits des Chirurgiens du Roy au Châtelet, iefquels étoient les fouis qui dulfent préfider aux exa­mens, comme il paroît par toutes les Chartes & par divers Arrêts» 4 0 . Les Chirurgiens du Roy furent reçus oppofons à ces Arrêts. 5 0 . 1 /a£- faire fut appointée, comme il paroît par les extraits des Régiftres du Par­lement, Vol. E. de nos Régiftres, pag. 3 6 4. & devant & après dans le détail de la procédure. 6°. II eft dit dans ce même Vol. pag. 400. ait rever s , que la Cour plus amplement informée auroit reçu les Maîtres Chir- rurgiens du Roy ait Châtelet opfofans , comme il appert parla Patente du Roy e î^r y II. du nom , en date du 1 z de Juin 1553. avec l es procedures faites entre lefdits Médecins & lefdits Chirurgiens en Parlement fur icelle Lettre , par lefquelles vous pourrez*

1 emmure les chofes fufdites être, dg.~-