ï 5?o Recherches sur l’origine
Voila en abrégé le difcours de Rodolphe le Fort? il perfuada tous ceux que l’intérêt n’avoit pas prévenus. Les feuls Médecins qui craignirent ces repréfentarions, jetterait la diffenfion dans les Facultés , ôc éloignèrent la décifion. Le Reéleur pour calmer &c pour ramener les efprits, convoqua une fécondé Aflemblée î il ne s’agiffoit pas feulement d’écouter les demandes des Chirurgiens, il s’agiffoit de répondre aux plaintes du Chancelier de l’Univerfité : il avoit écrit au Reébeur une Lettre preflante, il lui repréfen- toit les droits des Chirurgiens, la juftice & la néceflité de leur aggrégation, la place quils méritoient dans la Faculté de Médecine. Dans cette aflbciation, di- foit-il, rien ne bleffoit les loix de l’Académie ni les intérêrs des Médecins ; la Faculté des Arts Ôc les Nations furent d’abord confultées ( a ) fur cette repréfen-
meurées indécises, fans que lefclits Médecinspuiffent autrement fe prévaloir dudit Arrêt. 7*. Nous trouvons dans nos Régifires qu’il intervint Réglement-y mais ce qui prouve que les Médecins perdirent leur caufe, c’eft qu’en l’année 1618. il y eut ccnteftation fur l’admifÏÏon du fïeur Roye au Collège des Chirurgiens , à laquelle le Prévôt & autres Chirurgiens étoient oppofàns j le différend fut porté au Parlement, & par Arrêt contradi&oire il fut ordonné qu’à l’affemblée des Chirurgiens en la préfénce du Doyen & du plus ancien de la Faculté de Médecine ilferoit paffé outre, fans que la préfence des Médecins tut tirer A conséquence. 8*. U eft évident par cette procédure que tous les !
Chirurgiens étoient reçus /ans que les Médecins y fu/Tent préfens ; & lorfqu’il s’agit de faire recevoir quelqu’un , jamais le Parlement, dans les Arrêts qui ont fuivi cette difpute*; n’a nommé les Médecins, qui félon les termes d’un Edit d’HFNRY II. n’avoient nul droit sur la Chirurgie pour ce.
(a) Voici ce que difént nos Ré- giftres-fur cette aflemblée : il y eut telle clameur, que malgré bon gré à coups de poings le Reéteur par force fit écrire le Scribe de fUniverfité telles conclufîons que diéferent les Modernes ; de pour affurer que ce que j’écris eft vrai, il m’a femblé à propos d’inférer tout au long l’Attef- tation de M. Hugues Burlat lors Reéteur, laquelle nous gardons de-