de la Chirurgie? 185

*> des Médecins, on ft voit plutôt leur ambition que » leurs droits ; ils ignorent lexercice, Sc par confé- » quent le fond & les myftéres de notre Art. Cepen- » dant ils ofent vous dire, Meilleurs, quils font nos » Maîtres, eux qui font bannis de nos Ecoles, eux dont » les leçons nont jamais eu pour objet que la Médecine » diœtétique j nos éléves avides de connoiflances ont » cherché des lumières dans cette Science, ôc dans les » exercices de ceux qui la profeffent. Entraînés quel- >3 quefois dans les Ecoles des Médecins, par cette cu- » riofité utile, nous ne leur refulons pas le titre de » Maîtres i mais ils nous doivent la même reconnoiffan- *> ce ôc le même nom. Cell dans nos leçons quils cher- » chent la connoilfance des corps animés, ôc les lumie- » res qui peuvent éclairer lentrée de leur Art. Si nos » éléves font aflujettis durant deux années aux leçons » des Médecins, aux leçons, dis-je, qui ont la Méde- » cine pour objet j notre zélé, notre goût pour les Scien- » ces, doit-il être pour nous linftrument dun efcla- » vage honteux > doit-il nécelfairement nous donner » des Maîtres impérieux? Ces mêmes leçons ne prou- » vent-elles pas au moins que nous ne fommes pas » de vils ouvriers, ôc qu e nous fommes en tout égau x » aux Médeci ns? Mais telle eft la prévention qui les aveugle: tout ce qui les favorife porte à leurs yeux » lempreinte de léquité. Ils ne voyent dans nos pri- » viléges que des abus ôc louvrage de linjuftice i ce *> droit même fi ancien, fi légitime, le droit dinftrui- » re publiquement nos éléves, leur paroît un renver- *> fement de lordre. Cependant, feîon les premières » idées de lordre, toutes les connoiflances ne doivent-

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